mercredi 30 novembre 2016

Interview : Ivankaiser, geek, modeste et talentueux

L'interweb est plein de suprises. Des mauvaises, mais aussi des très bonnes. Au détour d'un lien et de quelques photos, la découverte d'un peintre opiniâtre et talentueux, qui partage volontiers son travail, détaille sa démarche et son approche avec ce qu'il faut de décontraction mais sans rien cacher pour autant de la difficulté de mener à bien les projets dans lesquels il se lance. Vous avez sans doute déjà découvert son travail sur Zombicide et ses déclinaisons et probablement jeté un oeil à ses dioramas dynamiques colorés et diantrement bien pensés (oui, même celui qui a fait tiquer les saintes Nitouches de Facebook voilà quelques semaines).
Figuriniste, mais pas seulement, l'homme défend sa liberté de parole et de ton et plutôt que de perdre son temps à critiquer inutilement s'acharne à dispenser bons tuyaux et conseils avisés à destination des peintres. S'il pousse volontiers de la figurine (qu'il a appris à apprécier auprès des pointures du genre), il triture aussi les manettes en fin connaisseur des jeux vidéos d'hier à aujourd'hui et se définit comme "collectionneur matérialiste, petit joueur, rageman ascendant crevardman, Lutador. Un pigeon parmi les vautours". Si c'est le cas, Ivankaiser, car c'est de lui qu'il s'agit, est un putain de piaf rarissime, l'oiseau rare en somme. Echange avec un créatif modeste et attachant, pas avare de conseils, qui vit et partage ses passions sans complexe, avec l'énergie et l'humilité des grands.
Zombicide Black Plague peint avec un sacré talent, à un rythme soutenu et pour un rendu super classe. Ivankaiser est dans la place.

vendredi 25 novembre 2016

Coloriage Blood Bowl : back to the future !

A l'heure où des hordes de fans et de passionnés déballent fébrilement leur boîte toute neuve de la nouvelle édition de Blood Bowl, remplie de nouveaux joujoux pour se mettre joyeusement sur la gueule sur les terrains du Vieux Monde, d'autres préfèrent au plastique clipsable le bon vieux métal. Il ne faudrait en effet pas l'oublier, Blood Bowl fête aussi ses trente ans cette année. Et à l'époque, les figurines étaient bien différentes.
La toute première équipe naine sortie pour Blood Bowl, 1986, nous voilà !

lundi 7 novembre 2016

Crisis 2016 : United Colors of Miniatures

Les grandes messes, c'est à la fois un rendez-vous attendu et compliqué. Crisis, évènement incontournable dans l'univers de la figurine sur le vieux continent réunit depuis plus de vingt ans club de passionnés et vendeurs de tous horizons. L'occasion rêvé d'en prendre plein les yeux et de faire un gros trou dans son portefeuille... ou simplement de profiter d'un panorama de l'univers de la figurine et de ses possibilités. Pendant que GW faisait sa grand-messe au Warhammer World, les vrais figurinistes étaient à Crisis. :)
Crisis by Tin Soldiers of Antwerp : 2 hangars gigantesques farcis de figurinistes de tous poils.

lundi 31 octobre 2016

Figurines et plateaux

Si la figurine et ses amateurs sont aussi nombreux aujourd'hui, c'est en partie grâce au jeu de plateau ou du moins à certains d'entre eux qui, en faisant un usage intensif de figurines de plus en plus jolies, souvent adossées à des univers accrocheurs a permis à ce loisir 3D de la première heure de survivre et de continuer à avoir une place dans le coeur des joueurs. Rien de plus normal donc, que les éditeurs de jeux de figurines se tournent aussi vers l'édition de jeux de plateau avec figurines... ou sans. Si l'univers d'Eden a déjà connu ce glissement au travers d'Escape (d'abord vendu comme supplément au mag Ravage) puis devenu boîte via une campagne de financement participative, la proposition d'un univers nouveau était encore inédite jusqu'à récemment. Et ces jours-ci, deux éditeurs français de figurines, Happy Games Factory et Forge Studio se lancent dans le jeu de plateau, avec et sans figurines.
La future boîte d'Arcane Master, de Forge Studio, également éditeur de Fury Outburst Control

samedi 22 octobre 2016

Interview : Karaak, sélectionneur de l'équipe de France de Blood Bowl

Au-delà de l'intérêt hobbyistique que représente Blood Bowl, le jeu doit surtout sa survie et sa popularité à des règles éprouvées et exigeantes, à mi-chemin entre le d6 cher à Games Workshop et une approche stratégique exigeante. Appuyé sur de solides règles de jeu en campagne et en tournoi, le jeu a traversé les époques sans perdre de son intérêt et ce en dépit de son abandon par la maison anglaise. Après la troisième Coupe du Monde organisée l'année dernière à Lucques, l'Eurobowl revient cet automne, en Suède. Rencontre avec Karaak, sélectionneur de l'équipe qui défendra les couleurs de la France lors de la compétition.
Prêts pour la compétition ? La vraie ?

jeudi 20 octobre 2016

Blood Bowl is back !

1986, Games Workshop sort un jeu de figurines... en carton. Blood Bowl était né, mixant le football (dans sa version américaine) et les mécaniques d'alors du système de la firme en jaune et rouge. 30 ans, quatre éditions et des centaines de figurines plus tard, dans le sillage d'une (r)évolution significative depuis la sortie d'Age of Sigmar, la marque anglaise annonce le retour pour cet hiver d'un jeu qui n'a jamais cessé d'être pratiqué tout au long de son existence. Des joueurs de carton à la nouvelle édition, retour sur le jeu de plateau le plus joué de l'écurie anglaise... et les raisons de son indémodable succès.
Et ouais. Blood Bowl est de retour. Ca va cogner


mardi 4 octobre 2016

Interview : Papacube, famille et figurines

D'abord, on est jeune et fou. On voit passer les jolies couleurs des catalogues de figurines, on plonge dans un univers, on joue (vite et beaucoup), on peint (souvent pas très bien) et puis on grandit. Ceux qui parcourent ces lignes se réveillent souvent un jour avec des boîtes pleines de vieilleries métalliques et puis, une chose en entraînant une autre, avec l'aide des méandres de l'interweb, la flamme reprend. Sauf que le gamin émerveillé est depuis devenu un adulte (pas forcément toujours responsable, et c'est tant mieux) et que le retour de cette passion envahissante doit être conjugué avec une vie amoureuse et familiale qui s'accommode souvent mal de bouts de plombs et de plastique qui traînent un peu partout. Hobbyistes inquiets, rassurez-vous, le mélange famille-figurines est possible ! Autour de ce vaste sujet (et bien d'autres), qui mériterait à lui seul moult posts, un blogueur, figuriniste, dessinateur et surtout Papa de 3 fillettes signe régulièrement de jolis croquis colorés en formes de tranches de vie délicieusement bien vues (que celui qui ne se retrouve pas dans une des vignettes présentées ici me lance le premier dé) dont il a fait un blog. Et je n'ai pas honte de le dire, c'est par ce blog que je l'ai d'abord suivi, avant même de savoir que le discret gredin tenait aussi un blog consacré à ses peintures. On y parle de vie de famille, de technologie, de sorties communes et de l'art d'être parent (avec beaucoup de simplicité) et aussi de figurines. Car sous son crâne dégarni et son trait de crayon pertinent, Papacube est un figuriniste de longue date, peintre très doué et joueur occasionnel mais amateur convaincu des univers Games Workshop. Rencontre avec un papa peintre passionné et ouvert.

Papacube, ses trois princesses et mamacube qui vielle au grain. Tranches de vie bien dessinées

mercredi 28 septembre 2016

Coloriage : Mul et soleil sombre

L'arrivée du week-end annonce généralement l'approche d'une partie de jeu de rôle, c'est en bonne compagnie qu'eut lieu ces jours-ci un (nouveau) retour dans l'univers tourmenté d'une planète désertique déchirée par des luttes de pouvoir où toute survie dans les étendues sauvages s'avère quasiment impossible. Vous aurez reconnu le monde désertique le plus célèbre : Jak.. (erreur jeune esprit corrompu par Disney), Tatooi.. (encore faux esprit vieillissant corrompu par George), Arrak.. (toujours pas bon vieux sage aux lectures avisées), Athas !
Le monde désertique qui doit autant sa célébrité au contrepied qu'il propose au regard des autres univers fantastiques de l'époque qu'à l'illustrateur qui lui a donné vie est celui de Dark Sun, sorte de déclinaison d'un médiéval-fantastique post-apocalyptique délicieusement décalé et baroque. A l'époque (en 1991), l'univers paru pour Advanded Dungeons & Dragons fait son petit effet et réside depuis dans le coeur d'une poignée d'aventuriers chérissants les heures passées dans ce monde singulier.
Ca vous pose un univers non ? Brom, à lui tout seul définit le style Dark Sun bien mieux que la lecture détaillée de nombreux suppléments

mardi 20 septembre 2016

Interview : Morikun, coups de gueule et coups de coeur (3ème partie)

Non Morikun n'est pas qu'un guerrier brutal assoiffé du sang de ses ennemis. il est aussi un chroniqueur doux et réjoui (oui, même quand on parle de Prodoss). Mais comme tout le monde, sous son kimono ignifugé, il y a un coeur qui bat. Un coeur de figuriniste déçu par une certaine marque anglaise, fâché contre la modération d'un forum bien connu et qui n'aime surtout pas être pris pour une nouille par des boîtes qui prendraient trop souvent les soutiens d'une campagne de financement participatif pour quantité négligeable. Vindicatif le Gardien du Temple ? Pas plus que tout le monde, d'autant qu'à l'inverse, l'homme sait se faire le chantre des propositions défendues par des artisans honnêtes et des fabricants talentueux. En dehors de la plume bien trempée de Morikun, on vient aussi dans son Temple pour ses coups de gueule comme ses coups de coeur. Car l'homme est affable (même s'il mêle napalm et barbecues*), pour preuve, quand on l'appelle "quelques minutes" pour tailler une bavette, ça dure bien plus longtemps que prévu. Et c'est tant mieux ! Dernière partie de l'interview du généreux Gardien du Temple.
Sabreur solitaire à la lame aussi affûtée que sa langue, Morikun défend un hobby décomplexé, abordable, respectueux et convivial. A l'image de son Temple, impressionnant mais accueillant.

mercredi 14 septembre 2016

Interview : Morikun, le hobby à taille humaine (2ème partie)

Hobbyiste accompli, jamais à court d'idées, McGyver du soclage et adepte de la déclinaison du clan Mori à bien des sauces, Morikun, outre une expérience déjà longue dans la peinture de petits bonshommes de métal ou de plastique, est également le tenancier d'un blog réputé qui fête ces jours-ci son 600 000ème visiteur. De débuts modestes et tâtonnants à la machine à teaser et à dérouler des tutoriels aussi divers que pratiques, le Temple de Morikun est devenu un point de passage important pour les figurinistes de France et de Navarre. Sans doute parce que le verbe inépuisable du gardien et les apprentissages qu'il y dispense se révèlent toujours instructifs et abordables. Une démarche simple, qui n'est pourtant pas à la portée de tout le monde. Ce qui explique sans doute en partie l'audience grandissante dont bénéficie le maître des lieux. Plus qu'une simple galerie de ses figurines, le Temple accueille en outre volontiers des chroniques culinaires, haïkus, coups de gueule, coups de coeur et test divers et variés, le tout à taille humaine. Nul besoin ici d'être un roi du pinceau, maître des mille lavis, des fondus subtils et de la main levée : le propos reste à hauteur d'homme et invite sereinement à décomplexer les hobbyistes timides, avec Morikun, tout reste possible et abordable pour qui veut s'en donner les moyens. Suite donc de l'interview de Morikun, éponyme gardien d'un célèbre temple.
Morikun dans ses oeuvres : "Que vais-je peindre aujourd'hui ? Et qu'est-ce qui m'a pris de lancer ce blog ?!"