lundi 29 août 2016

Coloriage : "peignez comme si vous aviez 4 ans", donner vie à des ruines industrielles (très) rapidement

La canicule, parfois, ça a du bon. Ecrasé par la soudaine chaleur, on se tourne vers des petits projets, du genre de ceux qui traîne sur un coin d'établi depuis déjà trop longtemps, commencé un jour d'enthousiasme débordant pour être aussitôt relégué au rang des 'on verra ça plus tard'. Et donc, tandis qu'Hélios dardait ses ardents rayons, ces oubliés du modélisme ont pris la lumière... et des couleurs. Après un peu de bric-à-brac, c'est au tour de sujets plus 'volumineux' de passer sous des pinceaux grossiers, histoire - une fois encore - d'habiller un peu plus les tables de jeu.
"Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs..."

vendredi 26 août 2016

Coloriage : décor et vermines, pour quelques couleurs de plus

Frappés par la chaleur soudaine, les Naashtis dorment encore sous d'épaisses pierres, histoire de profiter d'une relative fraîcheur. Du coup, peu d'avancée, mais des petits à-côtés toujours utiles malgré tout. Un espace de jeu, c'est bien, mais un espace bien rempli c'est plus sympa. Si les solutions pour habiter les tables de nombreux bâtiments avec un joyeux rendu sont de plus en plus nombreuses, les petits détails sont souvent oubliés. Qui plus est, nombre de systèmes demandent la présence d'objectifs divers et de créatures variées.
Quatre modestes barrières issues d'un jeu disparu parce que peut-être trop en avance sur son époque : Ex-Illis de Bastion Games (depuis repris par Chinchilla et moribond après un KS raté)

mardi 16 août 2016

Alkemy : la lente reptation des serpents (et la course d'une joueuse de Blood Bowl)

Passée l'euphorie de la réception d'un nouveau colis et de son déballage, vient un moment délicat : celui du montage. Si l'établi s'avère encombré et les figurines s'annoncent compliquées à monter, souvent, l'ensemble peut glisser vers la délicate pile de l'attente... Dès lors, les jours, les semaines et les mois peuvent s'enchaîner sans que rien ne change, sans que le moindre rayon de lumière ne frappe les infortunées figurines et sans qu'elles n'arpentent une quelconque table de jeu. Comme avec Fury voilà peu, il a fallu faire un peu de place sur l'établi pour tenir les bonnes résolutions et entamer le processus qui mènera au coloriage des figurines reçues. Avec les Naashtis du Kickstarter d'Alkemy, il y avait un peu de boulot. Si la sculpture de Didier Fancagne reste dynamique et diablement efficace (et fidèle aux concepts de Tania Sanchez), l'ensemble donne lieu à des grappes de résine parfois délicates à combiner, la taille des créatures serpentines ne laissant pas toujours augurer de la petitesse de leurs bras ou de la finesse de leurs armes... Ce petit Rubicon est néanmoins franchi et toute la troupe a désormais trouvé son équilibre, une fois les intégrités de chacun reconstituées.
"Aie confiance... ton starter Naashti sera une joie à peindre et à monter..."

mercredi 20 juillet 2016

Coloriage : Flèches du Chaos pour Blood Bowl

Le coup de génie de la deuxième édition de Blood Bowl, c'était de permettre de construire des équipes qui dépassaient le cadre des races. Plus qu'un roster de nains ou d'orques, il était possible de recruter par allégeance (en gros le chaos, le bien et un entre-deux, une pré-version des vastes factions d'Age of Sigmar en somme en attendant de voir ce que les extensions promises de la future boîte promet). Pour les joueurs de l'époque, c'était le rêve : fébrilement des équipes naissaient et se construisaient mêlant elfes, nains et humains ou orques, skavens et guerriers du chaos. Dans les têtes et sur les terrains, c'était le bonheur. Depuis ça a changé, mais Blood Bowl reste un coup de coeur ludique autant par son ambiance au décalage assumé que par ses règles réussies et prenantes. Une réussite qui dure depuis de belles années. Les équipes plastiques de la boîtes ont été rejointes par d'autres mais il en reste encore beaucoup à peindre. Celle du jour n'est guère ancienne puisqu'elle date de l'édition 2016 de Crisis, mais elle mêle l'ancien et le nouveau.
Jadis, à Blood Bowl, une même équipe pouvait mixer plusieurs races sur le terrain.

vendredi 15 juillet 2016

Alkemy : le retour des hommes-serpents

L'automne dernier, le Kickstarter visant à financer deux nouvelles factions pour le jeu Alkemy s'achevait avec près de 25000€ récoltés et un joli paquet de nouveautés. Avec à peine deux petits mois de délai (la livraison était prévue en mai et a démarré début juillet), les premiers envois arrivent dans les boites aux lettres. L'occasion de regarder ça en détail et de faire connaissance avec une des nouvelles factions : les Naashtis.


lundi 11 juillet 2016

Games Workshop : le Retour du Roi ?

Voilà un an, l'interweb bruissait de rumeurs folles et de cris de rage ou de dépit. Games Workshop, plus gros poisson du petit bassin des producteurs de figurines et de jeux (de figurines, évidemment), venait de détruire, à l'issue d'une campagne martiale cataclysmique (The End Times, soit la Fin des Temps dans la langue de François Rabelais), l'univers qui avait donné son nom - et ses heures de gloire - à la marque rouge et jaune. Soit, le Vieux Monde n'était donc plus, les vieux de la vieille juraient leurs grands dieux que, trahis par Games Workshop et ses visées capitalistes, ils tournaient définitivement le dos à jamais à la marque qui les avaient tant fait vibrer, comme ça, pour faire les pieds aux méchants décideurs de Lenton. A l'aube de l'été sortait Warhammer : Age of Sigmar remettant à plat aussi bien le système de jeu que le design visuel de l'univers maison et l'interweb résonnait encore de mille cris. Un an s'est écoulé et bien des grappes de figurines sont depuis sorties des chaînes de production, des kilomètres d'encre numérique ont épuisé des débats (et des débatteurs !) stériles, et Games Workshop, ignorant superbement les réactions outrancières a continué son petit bonhomme de chemin. Sans rien changer ? Pas tout à fait. Fort d'une très large surface de contact avec sa clientèle (via des magasins nombreux), Games Workshop opère ces derniers temps (l'histoire dira comment le passage de flambeau entre le DG sortant Tom Kirby et son successeur Kevin Rountree a impacté ce changement) un progressif retour aux sources qui réveille soudain les passions endormies et titille à nouveau les ultras souvent prompts aux décisions hâtives. Qu'on aime ou non la marque anglaise, l'évolution des derniers mois reste sensible. Un changement bénéfique pour les joueurs ?
Les jeux en boîte sont de retour chez GW. Signe d'un changement de cap ou d'un retour aux sources ?

mardi 21 juin 2016

A quoi on joue ? Ultra Marines

Le filon est en bonne voie d'exploitation depuis quelques temps par ceux-là mêmes qui l'enterrèrent voilà des années : les jeux en boîte et les tentatives de Games Workshop reviennent pour de bon (voir Deathwatch : Overkill, Assassinorum Execution Force, Renegade ou Betrayal at Calth), avec le curseur nostalgie poussé au max et une savante utilisation de leur capacité à donner naissance à de superbes figurines. Pour l'instant, loin des dernières nouveautés, on règle la machine sur 1991...
Tout le monde connaît la boîte de droite, mais c'est de celle de gauche dont on parle.
1991 - 2015

lundi 30 mai 2016

Coloriage : golem Frostgrave et sentinelle d'un lointain futur, "objets inanimés avez-vous donc une âme" ?

Le propre de nombre de figurinistes, c'est une propension au papillonnage. Genre, époques, styles et envies s'entrechoquent souvent dans l'esprit et sur l'établi convoquant dans leur sillage des hordes de plastique et de métal qui finissent par s'accumuler dans les tiroirs. Dès lors, la chaîne de peinture produit souvent des résultats désordonnés voire très différents les uns des autres. Deux nouveaux fruits bigarrés et issus de cette errance colorée viennent donc remplir l'étagère des peintures achevées, ce qui est toujours une bonne chose. L'un parcourt les rues d'une cité gelée quant à l'autre, elle prend part aux combats incessants d'un futur décadent et violent.
"Quoi ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule !"

jeudi 26 mai 2016

Coloriage : bande Frostgrave

Si la multiplication des acteurs du milieu de la figurine a vu parallèlement se multiplier les systèmes et les propositions de jeu, force est de reconnaître que toutes ne se valent pas. Dans un domaine particulier, l'escarmouche et le jeu en campagne, un jeu en particulier a laissé des souvenirs impérissables à ceux qui l'ont pratiqué : Mordheim. Mais depuis, et en attendant le retour annoncé de l'escarmouche chez GW, rares sont les systèmes à permettre de jouer une petite bande de combattants et à gérer l'évolution de leurs talents sur la durée. Aussi, quand Frostgrave a pointé le bout de son nez, avec son système assez léger, sa gestion de bande et de l'expérience, le jeu n'a pas tardé à se faire une place sur les tables, d'autant que le suivi ne manque pas, tant en terme de figurines que de règles.
Mobilisation générale à Frostgrave : 8 recrues selon la police, 35 selon les manifestants

lundi 23 mai 2016

Coloriage : Rogue Trader, where is my mind ?

S'il est une chose qui singularise en grande partie l'univers de Warhammer 40000 des autres univers de science-fiction, c'est le warp et ce qu'il traîne avec lui. Dimension magico-chaotique autant qu'essence maléfique et porte vers les territoires habités par le chaos, il fait figure d'abysses et de foire aux monstres. Derrière lui, le cortège de l'imagerie d'un univers hanté par la guerre (alimentée par les manigances des différentes entités chaotiques et de leurs pions autant que par le service marketing de chez Games Workshop) trimballe donc des horreurs cosmiques et une humanité qui combat une dégénérescence largement installée. Comme chez son aîné médiéval-fantastique, c'est cette imagerie désespérée, sombre d'un univers qui tient plus du cloaque que du paradis qui donne, dans le sillage de l'existence du warp, de ses mystères et de ses habitants un ton si singulier à ce qui n'aurait pu être qu'une variation de plus sur le thème de la science-fiction. Outre les guerriers génétiquement surboostés et chauves que sont les Space Marines (plus très humains donc), l'Impérium de l'humanité peut compter sur d'autres champions paradoxaux : les psykers.
Les chauves et leurs cannes, une thématique récurrente du lointain futur gamesworkshopien.